08 mai 2009
Gaya la ronde
Au pied de la tour de babel...
Je veux juste que mes mots chantent et s'éparpillent, quand ce soir les martinets véloces infatigables voyageurs strient le ciel de leurs cris. Le ventre rond de la corbeille en osier sait attendre, ce n'est pas pour lui que j'écris et pourtant c'est à lui que revient le gros des comptines de cour de récréation que sont mes pensées d'apprentissage.
Comme l'oiseau a fait le nid, une grand-mère le tricot et d'autres ce panier, une fourmi a fait ce monde dont nous sommes les instants éparpillés, petits morceaux de conscience s'éclairant comme des lucioles, oublieux du temps des farandoles d'enfants où nous prenions à grands pas possession du monde tout rond.
Commentaires
Tes mots comme une comptine pour s'endormir paisiblement...
Merci
Figure géométrique expectative entre nuage et cieux elles dentellent l’émoi de nos paupières, prélèvent la somme de nos rêves en nos imaginaires craintifs. Migratrices en aubes noires, tâches d’encre arrogantes et virevoltantes en des ballets majestueux les martinets et hirondelles défigurent le volant de nos pas.
heureuse d'imaginer le ballet des martinets qui peuplent les villes mais pas les campagnes, j'en ai passé des heures paisibles le soir à les regarder planer, piquer, se poursuivre en de mystérieux jeux
Fourmidable texte!
Les martinets ont élu refuge derrière les volets de plusieurs chambres de la maison! Et le matin, très tôt, ils me souhaitent la bonne journée! On ne se lasse jamais de les voir voler comme des flèches!
Bon début de semaine lumineux!
Dans cette corbeille à papiers, je trouverai peut-être de la bonne nourriture !
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