20 mars 2012

s'échapper du réel

dyn005_original_392_278_pjpeg_58519_075c5f425abf3b59362e8820d9af5cd7Dans L'air et les songes, Bachelard soulève cet apparent paradoxe que rêver ne nous ferait que mieux pénétrer le réel... "Dis-moi quel est ton infini, je saurai le sens de ton univers, est-ce l'infini de la mer ou du ciel, est-ce l'infini de la terre profonde ou celui du bûcher ?" et plus loin il affirme : "En fait, la manière dont nous nous échappons du réel désigne nettement notre réalité intime. Un être privé de la fonction de l'irréel est un névrosé aussi bien que l'être privé de la fonction du réel. On peut dire qu'un trouble de la fonction de l'irréel retentit sur la fonction du réel. Si la fonction d'ouverture, qui est proprement la fonction de l'imagination, se fait mal, la perception elle-même reste obtuse. On devra donc trouver une filiation régulière du réel à l'imaginaire." Cette "régularité" (j'aimerais dire ce "nouage"), il en trouve quant à lui le fil conducteur dans la matérialité (l'air, l'eau, le feu, la terre... se contentant des antiques éléments mais il manque là, peut-être, la matière vivante), et il en tire sa belle, paradoxale et féconde idée "d'imagination matérielle". (en lire + > blog-notes de kelcun)

Henry Moore

Posté par kelcun à 21:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur s'échapper du réel

    Présence

    Avec Moore le réel est bien là. Regarder cette femme:son assise,sa stabilité,ses épaules larges,son regard tourné vers l'avenir, digne.

    Accepter de se perdre dans sa part invisible: son espace de liberté, son lieu de retrait, sa marche silencieuse, son don peut-être?
    dans le creux de ses bras
    Ouverts

    Posté par mima, 14 avril 2012 à 00:11 | | Répondre
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