28 février 2010

matin

P1130495Elle enferma la pelote de ficelle dans le bocal, en faisant sortir son extrémité par le trou du couvercle. Elle sentait son ventre rond agréablement lourd. Quelque chose de plus profond en elle était touché, atteint de bien-être.

Il allait se lever. Elle remontait, courbe comme un point d'interrogation, lovant sa nuque dans le diaphragme... Il ne saurait plus qu'elle était en lui.

Ils s'étaient tétés, étêtés, éblouis et réjouis. Il faisait chaud.

Posté par kelcun à 15:24 - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires sur matin

    vous lire me manquait
    "Elle remontait, courbe comme un point d'interrogation, lovant sa nuque dans le diaphragme... Il ne saurait plus qu'elle était en lui"
    j'aime bien vos textes, ils invitent à franchir le défini ; je visualisais un joli ver solitaire blotti bien au chaud, pas si seul que ça

    Posté par anne, 01 mars 2010 à 13:38 | | Répondre
  • merci anne. heureux franchissement.

    Posté par kelcun, 01 mars 2010 à 14:33 | | Répondre
  • Tout doux tout chaud, tendre...
    être deux, dans l'instant

    Comme Anne, quel plaisir de retrouver tes textes

    Baci

    Posté par celeste, 02 mars 2010 à 21:24 | | Répondre
  • Baci, bella

    Posté par kelcun, 02 mars 2010 à 23:36 | | Répondre
  • Grossesse phalique, phallus enceint, tout est donc possible si on écoute ?

    Posté par catherine, 05 mars 2010 à 10:30 | | Répondre
  • Et lui ?

    ...en ailes !
    Bonne journée lumineuse et chaleureuse!

    Posté par thami, 09 mars 2010 à 12:02 | | Répondre
  • C'est la procession du voile! ce toucher qui restera toujours intact.

    Posté par FERBER, 09 mars 2010 à 17:44 | | Répondre
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