20 octobre 2008

nuage volant

Tout en délicatesse, la musique des feuilles de maïs. Cherchant plus à dire qu'à écouter. Dans les mains du soleil comme ces maïs dans celles de l'air léger. Ou juste sentir. Arrêté sur le chemin au bord du champ dans une haute plantation verte drue comme des cannes ou des grands roseaux, caressée de soleil déclinant mais encore chaud et puissant. La musique douce à l'oreille comme le soleil à la peau. Animé de mon essentielle préoccupation de toujours : le dire et le sentir, sachant bien que ce moment, que cet acte ne sont essentiels... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 00:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 octobre 2008

musique

Je lis Jacques Brosse :Lorsqu'on a enfin compris que la vie n'était qu'un apprentissage, elle cesse d'être décevante. Mais un apprentissage de quoi ? Je le saurai peut-être un jour ; même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Le TGV descend la vallée du Rhône sous un beau soleil. Le train emporte les voyageurs vers leur destination. J'aime être emporté comme la vie m'emporte. Le meilleur à écrire est ce que l'on ressent. Ce terme ressent est voisin du mot conscience. Il entretient avec lui une sorte de jeu, comme un... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 11:18 - Commentaires [1] - Permalien [#]
17 octobre 2008

travailler

Je ne suis que le centre vide d'un réseau de relations, familiales, amicales, ou hostiles. Le Je n'existe que par et pour les autres, l'interdépendance est réciproque et créatrice. Le monde naît de ma conscience, mais ma conscience naît du monde. Jacques Brosse, Le bonheur-du-jour, samedi 15 septembre. Je me dis que je vais noter cette note, qu'elle est mémorable. Je me dis que je suis un miroir, une éponge. J'absorbe et on pourra me presser.Parmi les sensations et les pensées qui m'avaient aussitôt gonflé à la lecture de ces phrases,... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 10:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 octobre 2008

écrire

Maintenant je ne peux plus. Je ne peux plus voir, toucher, aimer son sexe ouvert, son beau sexe charnu tiède soyeux ouvert, gonflant, palpitant, glissant. Prendre les lèvres dans mes lèvres, glisser ma langue, ouvrir la source, le trou, la corolle pulpeuse, faire monter la couleur, la tiédeur, la chaleur, la douceur, la moiteur, l'ampleur du plaisir, de la joie, du cri. Je ne peux plus lécher, voir, caresser et m'engloutir, m'enfouir, me donner, me damner en elle. Je ne peux plus. D'autres peuvent – ou en tous cas un autre – suis-je... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 13:06 - Commentaires [2] - Permalien [#]
06 octobre 2008

retrouvé

Son visage sur la photo retrouvée. Elle s'était glissée entre des documents empilés et elle m'est tombée sous la main par hasard. Ou plutôt je suis allé la chercher dans cette petite pochette de photographe qui n'était pas la sienne d'origine et dans laquelle je l'avais glissée, seule, mais pourquoi ? Y tenais-je donc ? Et ce qui me glisse maintenant dans l'estomac, dans le corps, c'est bien autre chose, que je ne voulais surtout plus ressentir – ou au contraire le voulais-je toujours ? Je suis comme un chien qui hurle à la nuit. Et... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 14:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 octobre 2008

aimer

Je n'aime plus spécialement les paysages de brume ensoleillés du matin.Très beau pourtant, celui-ci. Peut-être parce que le train va vers le nord, remonte la vallée du Rhône en direction de Lyon. Mais plus probablement parce que mon amour du paysage a changé. J'observe avec grand intérêt les subtiles couleurs, les variétés de formes, les lignes, les matières si perceptibles de végétaux, de terres, les couleurs du ciel, déjà très bleu côté ouest alors qu'à l'est le soleil éclatant pâlit tout l'espace autour de lui. Les jaunes de... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 23:35 - Commentaires [3] - Permalien [#]