30 décembre 2007

la visite de la fanfare

Le cinéma vaut le roman. Un vrai beau film (la visite de la fanfare), un rêve donné à voir. N'est-ce pas le lieu de l'Autre ? par excellence ? et qui ne parle que de l'Autre – des Autre – des parts manquantes, ou plutôt de la part manquant, car il ne s'agit pas d'une chose mais plutôt d'un lieu, comme dans "quelque part". La part manquant qui est lieu de naissance du sujet. Chacun dans ce film a sa part manquant, chaque personnage n'est filmé que de là, que pour cela – et chacun est révélé.Et la musique prend tout ça dans... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 22:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 décembre 2007

à la fenêtre

Le ciel bleu, d'un merveilleux et profond bleu, clair, bleu d'azur (pas seulement des clichés, j'y reviendrai), et les nuages blancs, en partance, les nuages en croisière, les merveilleux nuages, les espaces infinis qui m'entourent. Pascal toujours enfant, Baudelaire toujours enfant, sommes-nous toujours enfants ?
Posté par kelcun à 14:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 décembre 2007

le roman

Le roman, quelle merveille ! Non pas l'autofiction, mais le roman – tel qu'il va peut-être disparaître. A l'heure, très tardive, où je commence à découvrir ce que vraiment peut être d'écrire un roman (être complètement dans l'Autre), que je mesure le talent fou que cela suppose, je me dis que je devrais maintenant lire des romans. C'est donc pour cela que j'en ai lu si peu : ne pas me jeter dans l'Autre. Il y a plusieurs façons d'aller à l'Autre, "à l'horizon du désir de l'Autre", dit Joël Clerget.
Posté par kelcun à 13:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 décembre 2007

ah ! l'organisation

En un sens, rien ne ressemble moins à un chantier que celui-là. Un chantier ça s'organise. Un chantier repose sur la méthode. Ici, il s'agirait plutôt d'un terrain vague, d'un vague terrain d'avant la mise en chantier, ou laissé en chantier, au bon vouloir de ce qui "peut être".En m'interrogeant sur les raisons qui m'ont fait choisir ce mot, j'en décèle deux sur lesquelles j'aimerais m'arrêter. Ou plutôt ralentir-travaux. Tout d'abord, ce mot lorsque je l'avais utilisé il y a de très nombreuses années – déjà comme titre de... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 14:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 décembre 2007

vestiges

C'est là que commence véritablement le travail. Non pas avec ce qui peut être mais avec ce qui est. D'une lecture de Joël Clerget (l'enfant et l'écriture), j'extrais ceci : Les paroles crues ne sont pas toutes à croire. Les mots crus ne sont pas encore cuits, mais à cuire dans le bain de l'écriture.Les vestiges sont parfois comme une ville d'Ys qui apparaît furtivement ou qui envoie des rumeurs à la surface de l'eau. Non pas au clair de lune, mais à la chandelle de la lecture.A travers les mots de Joël Clerget, je réentends la voix... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 20:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 décembre 2007

pause

Un chantier met à jour des vestiges. Cela devient soudain très important. Soudain on lâche tout, on regarde à ses pieds. On contrôle ses gestes. Ce sont des racines, des fondements, des fondations. Peut-être tout un monde à l'envers, sous nos pieds. Peut-être sommes-nous faits comme les icebergs. Il faut le temps. Le temps que ça sorte, le temps que ça bouge. Il faut peut-être beaucoup parler avant de savoir de quoi on parle. Je dis peut-être parce que je suis un homme du peut-être. Un homme ne fait pas l'autorité. Ni un groupe, ni un... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 19:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 décembre 2007

la chevelure de Bérénice

Le langage n'écrit pas tout seul, il a besoin de passer par nous pour conduire cette énergie – cette émotion – nous sommes des corps conducteurs (encore un titre de Claude Simon). Nous savons le faire, conduire cette énergie à travers notre chantier, où l'imaginaire, indissolublement lié au symbolique (comme la terre à la voûte céleste, comme le corps à l'esprit, ou comme le monde des idées à celui des apparences), seul est notre accès au réel. Personne n'est disqualifié, de Platon à Descartes ou Spinoza, c'est toujours le même... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 12:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 décembre 2007

histoire

Cela nous submerge. Nous l'organisons. Cela tombe en morceaux.Nous l'organisons de nouveau et tombons nous-mêmes en morceaux.Ces mots de Rilke ont été mis en exergue par Claude Simon à l'un de ses romans (Histoire). J'attends. Des secondes, des minutes. Je pourrai chaque fois – depuis tant d'années que cette phrase est dans mon ciel (je l'appelle une phrase) – ne plus rien écrire, abandonner le chantier. Écrire est ainsi, un dialogue avec les étoiles et pourtant c'est sur la terre ferme, dans ces matériaux toujours les même que... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 19:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 décembre 2007

écriture

Il y a toujours dans l'écriture une dimension de plaisir extrèmement forte. Une d'improvisation également.La première relève du chantier, la seconde aussi.Le plaisir est nécessaire pour qu'avance le chantier, sinon les gestes seraient lourds, insupportables. Le plaisir se loge là, à la source des gestes, pour les faire réussir, parce que leur réussite – connue, attendue – nous nourrit et nous éclaire le chemin.L'improvisation c'est le risque, c'est le risque pris pour entrer dans le réel, sortir de cette limbe qu'est le désir pour... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 10:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
17 décembre 2007

invitation ou séparation

et la psychanalyse permet de déceler (au noir de l'éclair) un autre contenu : l'amour archaïque incestueux (l'amour dans la mère, ici éprouvé dans la fusion avec la sœur, comme dans "mon enfant, ma sœur", un amour marqué de l'angoisse de la séparation. Séparation ressentie comme nécessaire avant que le désir sexuel (les guerriers) soient là. Remarques : Cette analyse (qui reste freudienne) ne pourrait se faire sans passer par ce que je vais appeler "les pensées du poème". J'en évoquerai rapidement trois : 1. ce... [Lire la suite]
Posté par kelcun à 11:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]